Publicité

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Liens

Il n'y a pas de "pommes pourries". Il n'y a que des gens qui sont en desaccord avec ton point de vue, des gens qui construisent un modele du monde different. Je vais te dire ceci : personne ne fait rien de mauvais, compte tenu de son modele du monde.
Vendredi 23 février 2007

Je voudrais partager avec vous quelques textes que j'ai lu ces derniers jours et que j'ai trouvé particulièrement intéressants et accessibles. Ce sont des textes issus de livres d'Osho que j'ai traduit de l'espagnol au français, ce qui fait que quelques passages peuvent sonner bizarrement. Osho a vécu de 1931 à 1990. Pendant 35 ans, il a étudié la plupart des traditions religieuses, ésotériques et spirituelles du monde entier, et les a rendu accessibles à l'homme moderne à travers un travail ne regroupant pas moins de 650 tomes. Osho est ce que l'on appelle un illuminé, disons qu'il a transcendé la condition hunaine.

 

Le premier texte est tiré d'un livre sur le Tantra, intitulé Tantra, sexe et spiritualité, dans lequel Osho rend accessible les connaissances millénaires du tantrisme. En gros, le tantrisme, c'est s'accepter tel que l'on est, sans se juger, sinon simplement s'observer, vivre dans la conscience. Contrairement à de nombreuses autres doctrines, le Tantra n'interdit rien ; il propose de vivre chaque désir sans restriction, mais en le faisant avec une profonde conscience. Au lieu de réprimer ses désirs, ses émotions, ses sentiments, le Tantra préconise de les vivre consciemment, méditativement, ce qui permet de pouvoir par la suite les transcender. Nous pouvons tous comprendre que la répression crée l'obsession. Plus on m'interdit de faire quelque chose, plus cette chose m'obsède. Si on me laisse vivre cette chose, quelle qu'elle soit, une fois, puis une autre, alors elle perd de son intérêt, jusqu'à n'avoir plus aucun intérêt. Tous ceux qui sont en couple depuis longtemps doivent bien savoir de quoi je parle ! 

 

Par exemple, plus le sexe est réprimé, plus l'obsession et la perversion se développent. La répression crée l'obsession. Ainsi, les pornographes, pervers sexuels en tout genre, ne sont qu'une création des prêtres et des moralistes. Ils sont les 2 faces d'une même pièce. Lorsque prêtres et moralistes en tout genre disparaitront, les pornographes et les pervers ne pourront que disparaitre avec eux. Quelle personne sera intéressée par des images de femmes nues alors qu'elle peut elle-même vivre une sexualité épanouie, naturelle, sans aucune censure. Enfin, je m'étends un peu trop sur le sujet.

 

Voici donc ce premier texte, intitulé Pour ton propre bien :

 

 

Le Tantra n'est pas un concept moral. Il n'est ni moral, ni immoral : il est amoral. C'est une science ; et cela n'est ni l'un ni l'autre. Ta moralité, tes concepts à propos du comportement moral, ne sont pas révélateurs pour le Tantra ; le comment tu devrais te comporter ne le concerne pas. Il se focalise sur ce qui est, sur ce que tu es. Cette distinction doit être bien comprise.


La morale traite des idéaux - comment tu devrais être, ce que tu devrais être. Pour cela, la morale est fondamentalement une condamnation. Jamais tu n'es l'idéal, et pour cette raison tu es réprimé ; toute morale crée de la culpabilité. Tu ne peux jamais arriver à être l'idéal ; tu es toujours laissé en arrière. L'intervalle demeurera toujours parce que l'idéal est impossible. Et à travers la morale, ça l'est encore davantage. L'idéal est là-bas, dans le futur, et toi tu es ici - tu es ce que tu es - et tu ne cesses de te comparer. Tu n'es jamais l'homme parfait ; il te manque toujours quelque chose. Tu sens des remords, tu te réprimes toi-même. 

 

 Le Tantra est contre la condamnation car aucune condamnation ne peut te transformer. La répression peut seulement créer l'hypocrisie, c'est pourquoi tu prétends montrer ce que tu n'es pas. L'hypocrisie signifie que tu es l'homme réel, pas l'idéal, mais tu prétends montrer que tu es l'homme idéal. Tu es dédoublé, tu as un faux visage, il s'est créé un homme irréel. Le Tantra est fondamentalement la recherche de l'homme réel, l'irréel ne l'intéresse pas.  

 

Toute morale crée nécessairement de l'hypocrisie. Celle-ci persistera tant qu'existera la morale. C'est une partie d'elle : l'ombre. C'est paradoxal que les moralistes soient ceux qui condamnent le plus l'hypocrisie alors que ce sont eux qui la créent ; et celle-ci ne peut pas disparaître de la terre à moins que disparaisse la morale. Les deux coexistent ensembles ; ce sont les deux faces d'une même pièce. La morale te donne l'idéal parce que tu n'es pas l'idéal. Tu commences à sentir que quelque chose en toi est erroné, mais cette erreur est naturelle. Tu es né avec et tu ne peux le changer immédiatement. Tu peux le transformer ; mais ce n'est pas si facile. Tu peux le réprimer, ça par contre c'est facile.

 

 Tu peux donc faire deux choses : créer un visage faux ; prétendre être ce que tu n'es pas. Ceci te sauve. Tu peux te mouvoir dans la société de manière aisée et adéquate. Intérieurement, tu as supprimé le réel, car l'irréel peut s'imposer seulement si le réel est supprimé. Ainsi, ta réalité s'enfonce dans l'inconscient et l'irréel devient le conscient. Ta partie irréelle devient prédominante alors que le réel recule. Tu es divisé, et plus tu essayes d'être ce que tu n'es pas, plus grande est la séparation.

 

L'enfant naît un, un tout. Pour cette raison, tous les enfants sont si beaux ; leur beauté est due à leur totalité. Il n'a pas de séparation, il n'est ni divisé, ni fragmenté ou dédoublé ; il est un. Il n'a pas une part réelle et une autre irréelle. Il est simplement réel, authentique. Il ne sait pas qu'il y a quelque chose de moral et quelque chose d'immoral. Au moment où il le sait, le dédoublement commence. Il commence donc à se comporter de manière irréelle, parce qu’être réel devient chaque jour plus difficile. 

 

Cela se produit par nécessité - souviens-toi en -, parce que la famille doit contrôler, les parents doivent réguler. L'enfant doit se civiliser, s'éduquer, adopter de bonnes manières ; autrement il serait impossible pour l'enfant de se mouvoir en société. Il est nécessaire de lui dire : "Fais ceci ; ne fais pas cela". Et lorsque nous lui disons : "Fais ceci", la réalité de l’enfant peut ne pas être prête pour le faire. Peut-être que ce n’est pas réel et qu’il n’a aucune envie de le faire. Et quand nous lui disons : "Ne fais pas ceci ou ne fais pas cela", il se peut que cela ne plaise pas a la nature de l'enfant.

Nous réprimons le réel et imposons l'irréel parce que cela sera utile et convenant dans la société irréelle, où tout le monde est faux ; donc le réel ne sera pas convenant. Un garçon réel, vrai, aura beaucoup de difficultés avec la société, parce que toute la société est irréelle. C'est un cercle vicieux : nous naissons dans une société, et jusqu'au jour d'aujourd'hui il n'a pas existé sur la terre une seule société réelle. C'est un cercle vicieux ! Un enfant naît dans une société et celle-ci a ses propres règles, ses régulations, ses formes de comportements, sa morale... l'enfant doit les apprendre.  

En grandissant, il deviendra faux. Donc, il aura des enfants et il les aidera à devenir faux, et ainsi successivement. Que pouvons-nous faire ? Nous ne pouvons pas changer la société. Et si nous essayons, nous ne serons plus là le jour oú la société aura changé. Nous aurions besoin d'une éternité. Que pouvons-nous faire ?

L'individu peut arriver à être conscient de son dédoublement fondamental : que le réel a été supprime et l'irréel a été imposé. C'est pénible, triste, douloureux. Tu ne peux obtenir aucune satisfaction à travers l'irréel ; c'est naturel.  Seulement le naturel peut apporter des satisfactions réelles.  A travers le réel, tu peux arriver à la réalité, à la vérité. A travers l'irréel, tu peux avoir des hallucinations, des illusions, des rêves ; et à travers eux, tu peux te tromper, mais jamais tu ne pourras être satisfait.

 Par exemple, si tu es en train de dormir et que tu as soif, tu peux rêver que tu bois de l'eau ; cela convient, cela aidera à ce que tu continues de dormir. Si tu ne rêves pas que tu es en train de boire de l'eau, ton sommeil s'interrompra. La soif est réelle, elle perturbera ton sommeil. Le rêve t'aide ; il te fait sentir que tu es en train de boire de l'eau. Mais l'eau est fausse. Tu trompes ta soif ; la soif ne disparaît pas. Tu continues peut-être à dormir, mais la soif est là.  

C'est ce qui arrive, et pas seulement dans notre sommeil : ça arrive dans toutes les dimensions de notre vie. Tu cherches des choses à travers ta personnalité irréelle, qui n'est pas là, c'est seulement une façade. Si tu ne les obtiens pas, tu souffres ; et si tu les obtiens, tu souffres aussi. Si tu ne les obtiens pas, tu souffres moins - souviens-toi en. Si tu les obtiens tu souffriras plus et plus profondément.

 

Les psychologues disent que du fait de cette personnalité irréelle, dans le fond, nous ne voulons jamais atteindre le but parce que si tu l'atteins, cela te frustre totalement. Nous vivons avec un espoir ; ceci nous aide à continuer à vivre. L'espoir est un rêve ! Tu n'atteins jamais le but, pour cette raison tu ne te rends pas compte que le but est faux.  

Un homme pauvre luttant pour obtenir la richesse est plus heureux dans cette ardeur car il a un espoir, et c'est l'unique bonheur de la personnalité irréelle. Si cet homme réussit à être riche, il perdra l'espoir, et la frustration sera la conséquence naturelle ; il sera riche, mais pas satisfait. Il a atteint le but, mais rien n'est arrivé : ses espoirs se sont écroulés. Pour cette raison, quand une société devient opulente, elle est perturbée.

 

Si aujourd'hui l'Amérique est tant convulsionnée, c'est parce que les espoirs ont été réalisés, les buts ont été atteints, et tu ne peux pas continuer à te tromper. Si la jeunesse aux Etats-Unis se rebelle contre les buts des vieilles générations, c'est parce qu’ils ont démontré qu'ils n'avaient pas de sens. 

 

En Inde, c'est inconcevable.  Nous ne pouvons pas concevoir que les jeunes vivent pauvrement par choix, qu'ils soient hippies. Pauvres par choix ! C'est inconcevable. Nous avons encore de l'espoir : espoir dans le futur, espoir qu'un jour prochain le pays sera prospère et que nous serons heureux ; le bonheur réside dans l'espoir.  

Dû à cette personnalité irréelle, ce qu'elle veut que tu prouves, que tu fasses, que tu cherches, devient irréel. Le Tantra dit que la vérité peut arriver seulement si tu mets de nouveau les pieds sur terre. Mais pour t'asseoir dans le réel, tu dois être très courageux car l'irréel est ce qui est adéquate et il a été fomenté de diverses manières, et le conditionnement de ton mental est tel que tu auras peur du réel.  

Quelqu'un a dit : "Hier, tu as dis que nous soyons total dans la relation sexuelle"; c'est-à-dire, que nous en profitions, que nous en jouissions, que nous demeurions en lui, et que quand le corps commence à frémir, nous devenions le frémissement. Et il a demandé "Qu'est-ce que tu es en train de nous enseigner, l'indulgence? Ceci est pervers !" Ceci est la voix de la personnalité irréelle.

La personnalité irréelle est toujours contre la jouissance, contre toi : tu ne dois pas jouir de la vie. Tu dois sacrifier des choses - te sacrifier, te sacrifier pour les autres. Cela parait noble parce qu'on nous l'a inculqué : "Sacrifie toi pour les autres - ça, c'est altruisme. Ne profite pas - c'est égoïste". Et au moment ou quelqu'un dit "Ceci est égoïste", cela devient un péché. 

 

Mais la vision du Tantra est différente : elle te dit que si tu ne jouis pas de toi-même, tu ne peux pas aider les autres à jouir. A moins que tu ne sois satisfait, content avec toi-même, tu ne peux pas  servir les autres, tu ne peux pas les aider à être heureux. A moins que tu ne débordes de ton propre bonheur, tu es un danger pour la société, parce qu'une personne qui se sacrifie toujours devient sadique. Si ta mère te répète : "J'ai sacrifie ma vie pour toi", cela te mortifiera. Si le mari reproche à la femme : "Je me sacrifie pour toi", cela la mortifiera. Le sacrifie est seulement un stratagème pour torturer les autres.

 

Pour cette raison, celui qui se sacrifie toujours pour les autres est dangereux, c'est un danger en puissance. Garde- toi d'eux, et ne te sacrifies pas. Le mot même est laid.  Jouis de toi, comble-toi de bonheur, et quand tu débordes de ton propre bonheur, ce bonheur se répercutera sur les autres ; mais ce ne sera pas un sacrifice. Personne ne te devra rien, personne ne devra t'en remercier. Au contraire, tu les remercieras toi d'avoir participé à ton bonheur. Les mots "sacrifice", "devoir" et "service" sont laids, sont violents. 

 

Le Tantra dit : à moins que tu ne sois rempli de lumière, comment peux-tu aider les autres à s'illuminer ? Sois égoïste - seulement ainsi tu pourras être altruiste ; autrement le concept même est une bêtise. Sois heureux - seulement ainsi tu pourras aider les autres à être heureux. Si tu es triste, mécontent, amer, tu seras violent avec les autres et tu créeras chez eux de l’amertume. 

 

Tu arriveras peut-être à être un mahatma - ce n'est pas très difficile - ; mais regarde tes mahatmas. Ils essayent par tous les moyens de mortifier ceux qui les approchent ; mais leur mortification est très trompeuse. Ils te mortifient "pour ton propre bien". Et comme ils se mortifient eux-mêmes, tu ne peux pas leur reprocher de prêcher quelque chose qu'ils ne pratiquent pas, puisque, si, ils le font ; eux-mêmes se mortifient, pour cette raison ils peuvent te mortifier. Et quand la mortification est pour ton propre bien, c'est la plus dangereuse : tu n'as pas d'échappatoire

 

Qu'y-a-t-il de mal a jouir de toi-même ? Qu'y-a-t-il de mal dans le fait d'être heureux ? S'il y a quelque chose de mal, c'est toujours dans ton malheur, parce que la personne malheureuse crée toujours du malheur autour d'elle. Soit heureux ! Et la relation sexuelle, l'amour, peut être une des formes les plus profondes pour atteindre le bonheur.

 

 

 

 

 

 Voilà, je vous laisse méditer sur ces quelques pensées. Elles résonneront peut-être dans la tête de certains, ou passeront au-dessus de la tête de beaucoup d'autres, et c'est très bien comme ça.

J'ai parlé en introduction de 3 textes, les 2 suivants débarqueront prochainement sur le blog : un qui concerne les relations de couple, l'autre qui traite de la politique et qui je crois est plus qu'intéressant en cette période électorale.

Tous vos commentaires sont évidemment les bienvenus dans la rubrique "Ajouter un commentaire" ci-dessous.

Par Olive - Publié dans : olive-amerique du sud
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus