Photos prises à Salta, au nord de l'Argentine.
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Voyage interieur
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A la recherche du Soi
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Photos prises à Salta, au nord de l'Argentine.
Bonjour a tous.
Ça fait bien longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles. Beaucoup de choses se sont passées depuis 2 mois, l'aventure est de plus en plus intense, envoutante et mystérieuse.
De El Bolson, en Patagonie, j'ai dû passer au Chili pour pouvoir prolonger mon visa de 3 mois. C'est très simple et très bête aussi : il suffit de sortir d'Argentine, se faire tamponner son passeport, passer au Chili, se faire tamponner son passeport, puis sortir du Chili, se faire tamponner son passeport, et enfin, entrer en Argentine et se faire tamponner son passeport. Même si le principe des frontières montre toute sa stupidité, cela m'a permis de faire une super balade de 2 jours jusqu'à un bled paumé du Chili. Vous pouvez voir les photos dans les albums.
Je suis ensuite allé vivre 13 jours dans une communauté "maya". Ce ne sont pas des descendants des mayas (quoi que...), mais ils vivent selon les connaissances mayas redécouvertes par José Arguelles. Là-bas, j'ai pu apprendre énormément de choses intéressantes sur ce qu'est réellement le temps, ce que je suis, ce que nous sommes, sur la connection qui existe entre tous les êtres vivants : hommes, femmes, animaux, plantes, eau, planètes, astres. Les mayas étaient les maîtres du temps. Ils ont toujours été une énigme pour les chercheurs : classés parmi les peuples de l´âge de pierre parce qu'ils n'avaient pas la roue (je rappelle que les mayas vécurent entre le 5e et le 10e siècle et que l'âge de pierre se termine vers 3500 ans av. JC ; ça ne dérange pas les scientifiques!), les mayas ont créés un calendrier d'une présicion bien supérieur à notre claendrier, le calendrier grégorien, et surtout bien plus harmonieux. Ils ont pu calculer précisément l'orbite de la Lune autour de la Terre, de la Terre autour du Soleil, du Soleil autour de son propre soleil et faire un calendrier harmonieux et comprenant en lui tout l'Univers. Voici ce qu'explique José Arguelles :
Tout comme l'air est l'atmosphère du corps,
le temps est l'atmosphère du mental.
Si le temps dans lequel nous évoluons est irrégulier et mécanique,
notre mental produit une réalité irrégulière et mécanique.
Toute réalité naît d'abord dans l'esprit, si son atmosphère est polluée, il est logique que l'une de nos plus grandes plaintes soit le " manque de temps ".
Qui possède ton temps possède ton esprit.
Approprie-toi ton temps et tu connaîtras ton esprit.
Pour ceux qui désirent en savoir plus, voici un site qui expliquent pas mal de choses sur le "calendrier" maya, la Loi du temps, la prophétie de 2012, etc. : http://tortuga.usebynet.com/lesbases.php .
Dans la communauté, j'ai appris à vivre à un rythme naturel, en contact avec la nature de la planète et la mienne.
Puis, après quelques jours à Buenos Aires où j'ai passé une semaine avec mon amie Gina, je me suis dirigé vers le centre de l'Argentine, à Cordoba, puis à San Marcos.
Cela fait maintenant 3 semaines que je suis dans le village de San Marcos Sierra. Je loge en tant que résident dans un centre de méditation. Je médite chaque matin, puis je travaille un peu et je fais ce que je veux l'après-midi. Le week-end, il y a des séances intensives qui m'ont permis de faire un nettoyage en profondeur de mon corps émotionnel. Qu'est-ce que c'est ? C'est un des corps qui me compose, celui qui emmagasine toutes les émotions. Toutes les émotions qui ont été un jour réprimées, que ce soit de la peine ou des rires, sont gardées dans le corps émotionnel et pèse sur la personne. Vous savez cette sensation d'en avoir plein le dos, ou d'avoir un poids sur les épaules par exemple, c'est simplement ce stock d'émotions inexprimées, réprimées, qui pèse et qui s'alourdit jusqu'à plier certaines personnes en deux... pour les plus chanceux. Les moins chanceux ont des problèmes récurrents aux genous, accompagnés de douleur dans les épaules, le dos et la nuque ; chez d'autres, c'est le foie, le coeur, les artères...
Du coup, j'en profite à fond pour nettoyer mon corps émotionnel, faisant sortir des choses que je croyais avoir déjà dépassées depuis longtemps. J'ai passé une bonne partie des séances de ce week-end à pleurer, et aujourd'hui, je me sens très, mais très léger ; mon esprit est plus clair et je sais enfin ce que je veux, et je sais encore davantage ce que je suis. Je serai bientôt tellement léger que je crois pouvoir rentrer en France en volant...
Ce voyage a répondu à toutes mes questions et m'a donné même bien plus que des réponses, il m'a donné à moi-même.
Que vos chemins vous mènent à la paix, à l'amour, à la joie, à l'harmonie et à la conscience de ce que vous êtes.
Je vous aime.
La campagne présidentielle, accompagnée de ses cortèges de propagandes, de batailles mesquines (même pas dignes d'enfants de maternelle) et de ses promesses de lendemains meilleurs qui n'arrivent jamais, est déjà bien engagée semble-t-il, vu d'ici, où des articles apparaissent régulièrement dans les quotidiens argentins.
Plutôt que de me fondre dans la masse des commentaires et des débats inutiles sur quel guignol-candidat serait le plus apte à être président, quelles promesses semblent les plus réalisables, quel programme est le plus intéressant, quel(le) candidat(e) a déjà eu des relations sexuelles avec un ours et un panda en même temps..., je préfère lancer un éventuel débat sur l'intérêt même de la politique et des politiciens. Pour cela, je vous soumets un nouveau texte tiré d'une conférence d'Osho : il s'agit de la réponse d'Osho à la question d'un homme politique.
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Je suis un politicien révolutionnaire radical. Tu as quelque chose à me dire ?
Tu es déjà allé bien trop loin ; Tu ne m'écouteras pas. Etre un politicien est déjà suffisant, mais toi, en plus, tu es un politicien révolutionnaire radical ; un double cancer, un triple ! La politique ne te suffit pas ? Tu dois être radical, révolutionnaire ? Mais, nous rencontrons toujours de beaux mots pour occulter des réalités désagréables.
Aucun politicien ne peut être révolutionnaire parce que l'unique révolution possible est la révolution spirituelle. Aucun politicien ne peut non plus être radical ; le mot même radical veut dire que l'on se réfère aux racines. Le politicien taille les branches, cela n'a rien à voir avec les racines. Seule l'illumination peut te porter jusqu'aux racines, seule la méditation te porte aux racines des problèmes.
La politique a toujours existé, les politiciens ont toujours existé, mais qu'a-t-il succédé ? Le monde continue d'être le même carrousel de malheurs. En fait, la souffrance continue de se multiplier chaque jour. Tous ces politiciens radicaux et révolutionnaires ont seulement démontré être malicieux ; avec de bonnes intentions, certainement, mais les intentions ne comptent absolument pas. Ce qui compte, c'est la conscience.
Le politicien n'a pas de conscience ; en fait, il essaye d'éviter ses propres problèmes intérieurs, il essaye d'échapper de ses propres problèmes. Et la façon la plus simple d'échapper de soi-même est de s'occuper des problèmes du monde, l'économie, la politique, l'histoire, le service aux pauvres, transformer les conditions de la société, la réforme. Ce sont toutes des stratégies pour échapper à ses propres problèmes : stratégies subtiles, dangereuses, parce que l'on croit que l'on fait quelque chose de grand alors que l'on ne fait qu'être lâche.
D'abord, regarde en face tes propres problèmes, affronte-les. D'abord, essaye de transformer ton être. Seule une personne transformée peut provoquer le processus de transformation chez les autres.
Tu me demandes : "Tu as quelque chose à me dire ?" Rappelle-toi deux choses : en premier lieu, les trois règles de la perdition. Il y a trois manières de se perdre dans ce monde. La première est le sexe, la seconde est le jeu et la troisième est la politique. Le sexe est la plus amusante, le jeu est la plus excitante et la politique est la plus effective. En second lieu, rappelle-toi aussi la loi fondamentale de toutes les révolutions ; quand arrivera la révolution, les choses seront différentes, pas meilleures, seulement différentes.
Les politiciens ont dirigé le monde entier depuis des siècles ; jusqu'où et dans quelle fin ? N'est-il pas passé suffisamment de temps pour que l'on puisse voir la stupidité de ce jeu ? Pour le moins, nous sommes conscients, complètement conscients de 5000 ans de politique ; avant cela, il devait se passer la même chose, mais après ces 5000 ans de jeu politique, qu'est-il arrivé ? L'homme continue d'être dans la même obscurité, dans la même souffrance, dans le même enfer. Si, la politique continue de lui donner des espoirs, des espoirs d'un lendemain meilleur qui n'arrive jamais. Le lendemain n'arrive jamais.
C'est l'opium du peuple. Karl Marx disait que la religion est l'opium du peuple. C'est vrai, 99 % du temps, c'est vrai ; seulement pour 1 %, cela ne l'est pas. Un Bouddha, un Jésus, un Lao Tsu, un Zarathoustra, seulement ces quelques personnes peuvent être comptées dans ce 1 % ; sauf dans ces cas, Karl Marx a raison à 99 % lorsqu'il dit que la religion s'est avérée être l'opium du peuple. Elle a maintenu les gens dans un état drogué, presque comme dans un rêve, pour qu'ils puissent tolérer une existence intolérable, pour qu'ils puissent tolérer tous types d'esclavages et de privations, avec l'espoir d'un futur meilleur. Les religions avaient l'habitude d'accorder ce futur meilleur dans l'autre monde, après la mort.
Les gens viennent me voir et me demandent : "Qu'arrivera-t-il après la mort ?". Je ne leur réponds pas, au lieu de cela je pose une autre question. Je leur demande : " Oublie tout ce qui est en relation avec l'après-mort, laisse-moi de poser une question : qu'arrive-t-il avant la mort ?"... parce que tout ce qui arrive avant la mort continuera d'arriver après la mort. C'est une continuité : ta conscience sera la même, avant ou après ça ne changera rien. Le corps pourra ne pas être le même, le récipient pourra changer, mais le contenu continuera d'être le même. Tout ce qui arrive arrive au contenu, pas au contenant.
D'abord, la religion donnait l'opium au peuple : "Demain", "après la mort". Des millions de personnes demeurèrent dans cet état, droguées, sous les effets de ce chloroforme, chloroforme religieux. Maintenant, la politique fait la même chose. Même le communisme s'est avéré ne pas être autre chose qu'un nouvel opium pour les masses ; le communisme est un nouveau type de religion. La stratégie est la même : "Demain arrivera la révolution et tout s'arrangera". Tu dois sacrifier aujourd'hui pour demain, et demain n'arrive jamais.
80 ont passé depuis la révolution russe et demain continue d'être aussi loin qu'avant. 50 ans ont passé depuis la révolution indienne, la révolution de Gandhi, et demain continue d'être loin, en fait, plus loin qu'avant. Les personnes qui se sacrifièrent, le firent en vain ; cela aurait été mieux qu'elles vivent. Les personnes qui furent assassinées, en réalité, commettaient un suicide en croyant rendre un grand service à l'humanité.
Ne crées pas plus de folie dans le monde ; il est déjà assez plein de folie.
Un de mes amis travailla une fois dans un hôpital de malades mentaux. Alors qu'il faisait les visites, il avait l'habitude de sonder les patients en leur demandant : "Pourquoi es-tu ici?". La réponse, normalement, révèle le degré de perception de la réalité du patient.
Un matin, le psychologue reçut une réponse qui l'impressionna :
- Je suis ici - répondit le patient - pour la même raison que vous, docteur. Je n'ai pas pu triompher dans le monde extérieur.
Les patients et les médecins, les gens et les politiciens sont dans la même barque. Tous sont des ayatollahs khomeynistes. Tous types de maniaques vont de par le monde. Si tu abandonnes tes politiques radicales révolutionnaires, au moins, il y aura un khomeyniste de moins et ce sera une grande bénédiction.
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Je vous laisse méditer là-dessus. Quant à moi, je continue à ne pas voter et je continue mon voyage intérieur, car à moi aussi il me semble que c'est en se changeant d'abord soi-même que l'on peut par la suite faire réellement évoluer les choses.
Toutes vos remarques, critiques, voire coups de gueule sont les bienvenus.
Portez vous joyeux !
Je voudrais partager avec vous quelques textes que j'ai lu ces derniers jours et que j'ai trouvé particulièrement intéressants et accessibles. Ce sont des textes issus de livres d'Osho que j'ai traduit de l'espagnol au français, ce qui fait que quelques passages peuvent sonner bizarrement. Osho a vécu de 1931 à 1990. Pendant 35 ans, il a étudié la plupart des traditions religieuses, ésotériques et spirituelles du monde entier, et les a rendu accessibles à l'homme moderne à travers un travail ne regroupant pas moins de 650 tomes. Osho est ce que l'on appelle un illuminé, disons qu'il a transcendé la condition hunaine.
Le premier texte est tiré d'un livre sur le Tantra, intitulé Tantra, sexe et spiritualité, dans lequel Osho rend accessible les connaissances millénaires du tantrisme. En gros, le tantrisme, c'est s'accepter tel que l'on est, sans se juger, sinon simplement s'observer, vivre dans la conscience. Contrairement à de nombreuses autres doctrines, le Tantra n'interdit rien ; il propose de vivre chaque désir sans restriction, mais en le faisant avec une profonde conscience. Au lieu de réprimer ses désirs, ses émotions, ses sentiments, le Tantra préconise de les vivre consciemment, méditativement, ce qui permet de pouvoir par la suite les transcender. Nous pouvons tous comprendre que la répression crée l'obsession. Plus on m'interdit de faire quelque chose, plus cette chose m'obsède. Si on me laisse vivre cette chose, quelle qu'elle soit, une fois, puis une autre, alors elle perd de son intérêt, jusqu'à n'avoir plus aucun intérêt. Tous ceux qui sont en couple depuis longtemps doivent bien savoir de quoi je parle ! Par exemple, plus le sexe est réprimé, plus l'obsession et la perversion se développent. La répression crée l'obsession. Ainsi, les pornographes, pervers sexuels en tout genre, ne sont qu'une création des prêtres et des moralistes. Ils sont les 2 faces d'une même pièce. Lorsque prêtres et moralistes en tout genre disparaitront, les pornographes et les pervers ne pourront que disparaitre avec eux. Quelle personne sera intéressée par des images de femmes nues alors qu'elle peut elle-même vivre une sexualité épanouie, naturelle, sans aucune censure. Enfin, je m'étends un peu trop sur le sujet. Voici donc ce premier texte, intitulé Pour ton propre bien : Le Tantra n'est pas un concept moral. Il n'est ni moral, ni immoral : il est amoral. C'est une science ; et cela n'est ni l'un ni l'autre. Ta moralité, tes concepts à propos du comportement moral, ne sont pas révélateurs pour le Tantra ; le comment tu devrais te comporter ne le concerne pas. Il se focalise sur ce qui est, sur ce que tu es. Cette distinction doit être bien comprise. La morale traite des idéaux - comment tu devrais être, ce que tu devrais être. Pour cela, la morale est fondamentalement une condamnation. Jamais tu n'es l'idéal, et pour cette raison tu es réprimé ; toute morale crée de la culpabilité. Tu ne peux jamais arriver à être l'idéal ; tu es toujours laissé en arrière. L'intervalle demeurera toujours parce que l'idéal est impossible. Et à travers la morale, ça l'est encore davantage. L'idéal est là-bas, dans le futur, et toi tu es ici - tu es ce que tu es - et tu ne cesses de te comparer. Tu n'es jamais l'homme parfait ; il te manque toujours quelque chose. Tu sens des remords, tu te réprimes toi-même.
Le Tantra est contre la condamnation car aucune condamnation ne peut te transformer. La répression peut seulement créer l'hypocrisie, c'est pourquoi tu prétends montrer ce que tu n'es pas. L'hypocrisie signifie que tu es l'homme réel, pas l'idéal, mais tu prétends montrer que tu es l'homme idéal. Tu es dédoublé, tu as un faux visage, il s'est créé un homme irréel. Le Tantra est fondamentalement la recherche de l'homme réel, l'irréel ne l'intéresse pas.
Toute morale crée nécessairement de l'hypocrisie. Celle-ci persistera tant qu'existera la morale. C'est une partie d'elle : l'ombre. C'est paradoxal que les moralistes soient ceux qui condamnent le plus l'hypocrisie alors que ce sont eux qui la créent ; et celle-ci ne peut pas disparaître de la terre à moins que disparaisse la morale. Les deux coexistent ensembles ; ce sont les deux faces d'une même pièce. La morale te donne l'idéal parce que tu n'es pas l'idéal. Tu commences à sentir que quelque chose en toi est erroné, mais cette erreur est naturelle. Tu es né avec et tu ne peux le changer immédiatement. Tu peux le transformer ; mais ce n'est pas si facile. Tu peux le réprimer, ça par contre c'est facile. Tu peux donc faire deux choses : créer un visage faux ; prétendre être ce que tu n'es pas. Ceci te sauve. Tu peux te mouvoir dans la société de manière aisée et adéquate. Intérieurement, tu as supprimé le réel, car l'irréel peut s'imposer seulement si le réel est supprimé. Ainsi, ta réalité s'enfonce dans l'inconscient et l'irréel devient le conscient. Ta partie irréelle devient prédominante alors que le réel recule. Tu es divisé, et plus tu essayes d'être ce que tu n'es pas, plus grande est la séparation.
L'enfant naît un, un tout. Pour cette raison, tous les enfants sont si beaux ; leur beauté est due à leur totalité. Il n'a pas de séparation, il n'est ni divisé, ni fragmenté ou dédoublé ; il est un. Il n'a pas une part réelle et une autre irréelle. Il est simplement réel, authentique. Il ne sait pas qu'il y a quelque chose de moral et quelque chose d'immoral. Au moment où il le sait, le dédoublement commence. Il commence donc à se comporter de manière irréelle, parce qu’être réel devient chaque jour plus difficile.
Cela se produit par nécessité - souviens-toi en -, parce que la famille doit contrôler, les parents doivent réguler. L'enfant doit se civiliser, s'éduquer, adopter de bonnes manières ; autrement il serait impossible pour l'enfant de se mouvoir en société. Il est nécessaire de lui dire : "Fais ceci ; ne fais pas cela". Et lorsque nous lui disons : "Fais ceci", la réalité de l’enfant peut ne pas être prête pour le faire. Peut-être que ce n’est pas réel et qu’il n’a aucune envie de le faire. Et quand nous lui disons : "Ne fais pas ceci ou ne fais pas cela", il se peut que cela ne plaise pas a la nature de l'enfant. Nous réprimons le réel et imposons l'irréel parce que cela sera utile et convenant dans la société irréelle, où tout le monde est faux ; donc le réel ne sera pas convenant. Un garçon réel, vrai, aura beaucoup de difficultés avec la société, parce que toute la société est irréelle. C'est un cercle vicieux : nous naissons dans une société, et jusqu'au jour d'aujourd'hui il n'a pas existé sur la terre une seule société réelle. C'est un cercle vicieux ! Un enfant naît dans une société et celle-ci a ses propres règles, ses régulations, ses formes de comportements, sa morale... l'enfant doit les apprendre. En grandissant, il deviendra faux. Donc, il aura des enfants et il les aidera à devenir faux, et ainsi successivement. Que pouvons-nous faire ? Nous ne pouvons pas changer la société. Et si nous essayons, nous ne serons plus là le jour oú la société aura changé. Nous aurions besoin d'une éternité. Que pouvons-nous faire ?
L'individu peut arriver à être conscient de son dédoublement fondamental : que le réel a été supprime et l'irréel a été imposé. C'est pénible, triste, douloureux. Tu ne peux obtenir aucune satisfaction à travers l'irréel ; c'est naturel. Seulement le naturel peut apporter des satisfactions réelles. A travers le réel, tu peux arriver à la réalité, à la vérité. A travers l'irréel, tu peux avoir des hallucinations, des illusions, des rêves ; et à travers eux, tu peux te tromper, mais jamais tu ne pourras être satisfait. Par exemple, si tu es en train de dormir et que tu as soif, tu peux rêver que tu bois de l'eau ; cela convient, cela aidera à ce que tu continues de dormir. Si tu ne rêves pas que tu es en train de boire de l'eau, ton sommeil s'interrompra. La soif est réelle, elle perturbera ton sommeil. Le rêve t'aide ; il te fait sentir que tu es en train de boire de l'eau. Mais l'eau est fausse. Tu trompes ta soif ; la soif ne disparaît pas. Tu continues peut-être à dormir, mais la soif est là. C'est ce qui arrive, et pas seulement dans notre sommeil : ça arrive dans toutes les dimensions de notre vie. Tu cherches des choses à travers ta personnalité irréelle, qui n'est pas là, c'est seulement une façade. Si tu ne les obtiens pas, tu souffres ; et si tu les obtiens, tu souffres aussi. Si tu ne les obtiens pas, tu souffres moins - souviens-toi en. Si tu les obtiens tu souffriras plus et plus profondément. Les psychologues disent que du fait de cette personnalité irréelle, dans le fond, nous ne voulons jamais atteindre le but parce que si tu l'atteins, cela te frustre totalement. Nous vivons avec un espoir ; ceci nous aide à continuer à vivre. L'espoir est un rêve ! Tu n'atteins jamais le but, pour cette raison tu ne te rends pas compte que le but est faux.
Un homme pauvre luttant pour obtenir la richesse est plus heureux dans cette ardeur car il a un espoir, et c'est l'unique bonheur de la personnalité irréelle. Si cet homme réussit à être riche, il perdra l'espoir, et la frustration sera la conséquence naturelle ; il sera riche, mais pas satisfait. Il a atteint le but, mais rien n'est arrivé : ses espoirs se sont écroulés. Pour cette raison, quand une société devient opulente, elle est perturbée. Si aujourd'hui l'Amérique est tant convulsionnée, c'est parce que les espoirs ont été réalisés, les buts ont été atteints, et tu ne peux pas continuer à te tromper. Si la jeunesse aux Etats-Unis se rebelle contre les buts des vieilles générations, c'est parce qu’ils ont démontré qu'ils n'avaient pas de sens.
En Inde, c'est inconcevable. Nous ne pouvons pas concevoir que les jeunes vivent pauvrement par choix, qu'ils soient hippies. Pauvres par choix ! C'est inconcevable. Nous avons encore de l'espoir : espoir dans le futur, espoir qu'un jour prochain le pays sera prospère et que nous serons heureux ; le bonheur réside dans l'espoir.
Dû à cette personnalité irréelle, ce qu'elle veut que tu prouves, que tu fasses, que tu cherches, devient irréel. Le Tantra dit que la vérité peut arriver seulement si tu mets de nouveau les pieds sur terre. Mais pour t'asseoir dans le réel, tu dois être très courageux car l'irréel est ce qui est adéquate et il a été fomenté de diverses manières, et le conditionnement de ton mental est tel que tu auras peur du réel.
Quelqu'un a dit : "Hier, tu as dis que nous soyons total dans la relation sexuelle"; c'est-à-dire, que nous en profitions, que nous en jouissions, que nous demeurions en lui, et que quand le corps commence à frémir, nous devenions le frémissement. Et il a demandé "Qu'est-ce que tu es en train de nous enseigner, l'indulgence? Ceci est pervers !" Ceci est la voix de la personnalité irréelle.
La personnalité irréelle est toujours contre la jouissance, contre toi : tu ne dois pas jouir de la vie. Tu dois sacrifier des choses - te sacrifier, te sacrifier pour les autres. Cela parait noble parce qu'on nous l'a inculqué : "Sacrifie toi pour les autres - ça, c'est altruisme. Ne profite pas - c'est égoïste". Et au moment ou quelqu'un dit "Ceci est égoïste", cela devient un péché.
Mais la vision du Tantra est différente : elle te dit que si tu ne jouis pas de toi-même, tu ne peux pas aider les autres à jouir. A moins que tu ne sois satisfait, content avec toi-même, tu ne peux pas servir les autres, tu ne peux pas les aider à être heureux. A moins que tu ne débordes de ton propre bonheur, tu es un danger pour la société, parce qu'une personne qui se sacrifie toujours devient sadique. Si ta mère te répète : "J'ai sacrifie ma vie pour toi", cela te mortifiera. Si le mari reproche à la femme : "Je me sacrifie pour toi", cela la mortifiera. Le sacrifie est seulement un stratagème pour torturer les autres. Pour cette raison, celui qui se sacrifie toujours pour les autres est dangereux, c'est un danger en puissance. Garde- toi d'eux, et ne te sacrifies pas. Le mot même est laid. Jouis de toi, comble-toi de bonheur, et quand tu débordes de ton propre bonheur, ce bonheur se répercutera sur les autres ; mais ce ne sera pas un sacrifice. Personne ne te devra rien, personne ne devra t'en remercier. Au contraire, tu les remercieras toi d'avoir participé à ton bonheur. Les mots "sacrifice", "devoir" et "service" sont laids, sont violents.
Le Tantra dit : à moins que tu ne sois rempli de lumière, comment peux-tu aider les autres à s'illuminer ? Sois égoïste - seulement ainsi tu pourras être altruiste ; autrement le concept même est une bêtise. Sois heureux - seulement ainsi tu pourras aider les autres à être heureux. Si tu es triste, mécontent, amer, tu seras violent avec les autres et tu créeras chez eux de l’amertume.
Tu arriveras peut-être à être un mahatma - ce n'est pas très difficile - ; mais regarde tes mahatmas. Ils essayent par tous les moyens de mortifier ceux qui les approchent ; mais leur mortification est très trompeuse. Ils te mortifient "pour ton propre bien". Et comme ils se mortifient eux-mêmes, tu ne peux pas leur reprocher de prêcher quelque chose qu'ils ne pratiquent pas, puisque, si, ils le font ; eux-mêmes se mortifient, pour cette raison ils peuvent te mortifier. Et quand la mortification est pour ton propre bien, c'est la plus dangereuse : tu n'as pas d'échappatoire.
Qu'y-a-t-il de mal a jouir de toi-même ? Qu'y-a-t-il de mal dans le fait d'être heureux ? S'il y a quelque chose de mal, c'est toujours dans ton malheur, parce que la personne malheureuse crée toujours du malheur autour d'elle. Soit heureux ! Et la relation sexuelle, l'amour, peut être une des formes les plus profondes pour atteindre le bonheur.
Voilà, je vous laisse méditer sur ces quelques pensées. Elles résonneront peut-être dans la tête de certains, ou passeront au-dessus de la tête de beaucoup d'autres, et c'est très bien comme ça.
J'ai parlé en introduction de 3 textes, les 2 suivants débarqueront prochainement sur le blog : un qui concerne les relations de couple, l'autre qui traite de la politique et qui je crois est plus qu'intéressant en cette période électorale.
Tous vos commentaires sont évidemment les bienvenus dans la rubrique "Ajouter un commentaire" ci-dessous.
Cela fait maintenant plus d'un mois que je suis en Argentine. J'ai passe la plupart de mon temps a Salta, dans un hotel avec de bonnes ondes ou j'ai rencontre beaucoup de personnes magnifiques. Notamment, Olivier (de Belgique), Lian (d'Allemagne), Wendy (de Nouvelle-Zelande), Cybile et Lena (de Suisse), Javier (d'Argentine), avec qui j'ai fait ces 2 trips en voiture dont vous pouvez voir les photos dans les albums. Et puis tellement d'autres personnes avec qui j'ai partage un peu ou beaucoup de choses. J'ai appris enormement de toutes ces personnes et je les en remercie. Je remercie egalement la vie qui me donne l'occasion d'accomplir un voyage magnifique parmi des gens magnifiques et des situations grandioses. Merci la vie ! Je remercie aussi toutes les personnes qui me sont cheres, qui sont en France ou ailleurs en ce moment, et qui pourtant ne sont jamais tres loin de moi ; je vous emmene avec moi partout ou je vais.
En ce moment, je suis a Bariloche, un site incroyable : une petite ville au bord d'un grand lac entouree de montagnes au sommet enneige.
Avant ca, j'ai passe quelques jours fantastiques avec Perrine a Buenos Aires et Villa Gesell, sur la cote atlantique (des photos pour bientot).
Je continue donc ma route, faisant de moins en moins de plans et me laissant porter par la vie elle-meme. Je ne sais pas, je ne sais plus, ou je vais, ni pour combien de temps. La vie me le dira...
Que la joie, la paix et l'amour inondent vos coeurs.
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